L’holothurie offre de nouvelles perspectives à l’aquaculture

28 février 2017
promosudadmin

Cet animal marin, aussi appelé concombre de mer, ou bêche de mer, fait le bonheur des papilles gustatives de nos voisins asiatiques. Et bientôt peut-être celui des fermes aquacoles de la province Sud.

Sept fermes aquacoles  se sont lancées, depuis maintenant 1 an, dans la production de bêches de mer avec des premiers résultats très encourageants.  Au bout d’un an, le taux de survie, est excellent et la croissance performante puisque des holothuries atteignent les 400 grammes.

« Au vu des problèmes technico-économiques que connait la filière crevettes depuis quelques années, la production d’holothurie représente une véritable alternative car il s’agit de vendre un produit en créant de la valeur ajoutée localement » explique Nicolas Metzdorf, élu provincial.

Des bébés holothuries à la ferme aquacole de la Ouenghi

C’est la SEA de la Ouenghi qui fournit les bébés holothuries aux fermes aquacoles. Financée par PromoSud, l’écloserie comprend une salle des pontes, des éclosoirs et une salle d’élevage. Les juvéniles y restent 1 mois puis sont transférés en bassin avant d’être livrés dans les différentes fermes aquacoles.

« Début février 2017, une huitième ferme, la ferme Tournier,  a rejoint l’aventure et ensemencé 50 000 holothuries dans son bassin, précise Thomas Requillart. Les premières pêches sont prévues pour le mois d’avril. Il faudra alors transformer, c’est-à-dire cuire et sécher les animaux, puis les conditionner pour enfin commercialiser la production. » 

Plus d’une centaine de tonnes sont ainsi attendues dès cette année, ce qui représente entre 5 et 10 tonnes de produit sec à commercialiser. La plus grosse partie des ventes se fera au dernier trimestre.

Des holothuries calédoniennes sur les étals asiatiques pour la fête du Têt 2018

La production de l’écloserie de la SEA de la Ouenghi a dépassé les 750 000 bébés holothuries sur trois cycles, au premier semestre 2016. Près de 400 000 ont déjà été produites en 2017.

« La SEA continue à produire des juvéniles d’holothuries. Elles attendent preneur », ajoute Thomas Requillart en concluant : « nos holothuries seront principalement consommées en Asie pour les fêtes du têt 2018. »